Afrique du sud : l’échappatoire de Jacob risque de compromettre la candidature de Nkosazana Dlamini Zuma

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 Les successeurs de  Nelson Mandela sont sortis un à un de la ligne politique qui a valu à l’ANC le soutien de tous les pays épris de paix, de justice et de liberté dans sa lutte contre l’apartheid.

En 2004, pour se particulariser et se montrer plus nationaliste que tous les Noirs d’Afrique et plus solidaire que tous les chefs d’Etat du monde, Thabo Mbeki était allé tout seul soutenir Jean-Bertrand Aristide, à l’occasion du 200ème anniversaire de la création de la première république noire dirigée par un dictateur doublé d’un narco-trafiquant décrié par son peuple.  Il avait profité de l’occasion pour écorcher vif les chefs d’Etat d’Afrique « qui ont manqué de culture e de connaissances historiques… ». A peine qu’il était revenu chez lui, en Afrique du sud, que son hôte de Haïti le rejoignait, chassé par une insurrection populaire d’une ampleur sans pareille. Qu’à cela ne tienne, ce même Mbeki, soit qu’il est dans un autisme plus accentué, soit qu’il refuse de voir l’évidence,  déclare que les dernières violences contre des Africains étrangers en Afrique du sud, notamment contre les Nigérians, ne sont pas des faits racistes, alors que les Angolais, les Zimbabwéens et autres subissent régulièrement les mêmes exactions, et tous parlent de racisme.

L’actuel président de l’Afrique du sud et président de l’ANC, lui, est dans tous les pétrins possibles : de l’argent détourné pour construire un poulailler aux combines avec la famille Gupta qui tire les ficelles du pouvoir, puisque cette famille peut faire nommer et démettre un ministre. La preuve serait matérielle, puisque à la demande des Gupta, dit-on, le ministre des Finances apprécié des sud-Africains et du monde des affaires vient d’être limogé pour provoquer un tollé général, la bourse du pays a chuté d’un cran. Le président est au pied du mur pour crier au racisme des Blancs pour exacerber le nationalisme des Noirs, mieux, il compte instrumentaliser les jeunes de l’ANC, comme les Imbonerakurés du Burundi, comme les jeunes patriotes de Côte d’Ivoire. Cette échappatoire, ce dernier recours et raccourci est propre à ceux qui veulent se cramponner à la dernière épave du pouvoir vaille que vaille, advienne que pourra. L’imitation commence à faire du chemin, mais le risque à l’horizon est une guerre civile, et pour la faire, la majorité est absolument requise. Et on sait, malheureusement que l’ANC n’est plus un bloc monolithe, des fractions existent. Le rang est dispersé.

En cas d’affrontement entre les jeunes en Afrique du sud, il n’est pas sûr que l’ANC survive au choc, du moins en tant que telle, et dans ce cas, la candidature de L’ex-présidente de la Commission de l’UA s’envolerait en fumée épaisse.

Education : Les mesures sont encore laxistes vis à vis des candidats au Baccalauréat

Le mode d’évaluation a fait défaut dans le système éducatif depuis le départ. L’émulation suscitée dans le passé a poussé les établissements du pays à rivaliser d’ardeurs dans les pourcentages d’admission aux différents examens, particulièrement au Baccalauréat. Tous les moyens étaient bons. L’on avait ainsi privilégié le nombre par rapport à la qualité des admis. C’était une fuite en avant pare que les infrastructures scolaires n’avaient pas suivi la démographie encouragée. L’enseignement de masse et les passages automatiques avaient permis d’absorber tous les enfants en âge scolaire. Si tout le monde pouvait aller à l’école, les 4/5 ne pouvaient pas prétendre avoir une formation de qualité. Même à l’école nationale de la santé, de la comptabilité, des instituteurs, à l’école nationale des arts et métiers, à l’université, les moyennes de cours permettaient à tout le monde de finir le cursus de formation et de devenir fonctionnaire d’état. Il n’y avait pas congestion. Tout le monde venait, tout le monde passait. On a vu des soutenances de thèse faite en langue nationale. Les conséquences ont été incommensurables dans tous les domaines de l’administration et de la vie publique, ces conséquences continuent à se manifester. A entendre certains candidats aux prochaines élections communales s’exprimer, à entendre des cadres à tous les niveaux baragouiner, on se demande comment ceux-ci pourraient accomplir les charges qui sont les leurs. Dire que l’administration guinéenne est la plus médiocre d’Afrique n’est pas lui faire injure.

Les autorités de l’éducation viennent de trouver que les méthodes d’évaluation ne sont pas fiables et elles coûtent trop cher dans les différents examens si le tout-venant continue à être pris en compte dans les différents examens et si les moyennes de cours peuvent permettre aux candidats d’avoir le Bac pour constituer la pléthore de boursiers dans les universités.

Et comme si cela ne suffisait pas, la magouille dans les admissions a fait exploser le nombre de boursiers dans les l’université publiques et privées, le pot aux roses n’a été découvert que quand les bourses sont devenues insupportables pour le budget de l’Etat. Par manque de moyens, pris de panique, ne sachant comment gérer la situation, des intellectuels guinéens ont trouvé le moyen d’envoyer des admis pour l’université et boursiers à l’ENAM, qui n’est qu’une école nationale des arts et métiers, mais le nombre d’étudiants boursiers ne diminue pas, il faut passer au contrôle biométrique pour savoir exactement le nombre d’étudiants que l’Etat a à supporter. Chose inouïe et abasourdissante, ce sont les universités privées qui ont le plus grand nombre de fictifs. Dans le bon sens, c’est le contraire qui devait être vrai. Dans la guerre des chiffres une expertise neutre doit être exigée.

En attendant, le nouveau ministre de l’Education, pour limiter de façon drastique les admissions  au BAC vient de trouver que les moyennes de cours peuvent être complaisantes, fantaisistes, commerciales et sexuellement transmissibles. Il décide qu’aucun candidat n’ayant pas 8 de moyenne ne pourrait se présenter au bac. Certains pensent que cette moyenne de 8 est encore complaisante, parce que dans les conditions normales 8 est dans la catégorie des passables-médiocres et ne passe  en classe supérieure que si et seulement si, en délibération, il lui est reconnu une circonstance ayant influé sur ses performances. Pour relever le niveau scolaire et pour ne pas être rattrapé demain encore, la moyenne de 9,5 est requise. Il est plus que temps de ne plus lésiner sur la rigueur.

Et pour résorber les déperditions à ce niveau, qui risqueraient d’écumer les rues, ce que craignent les autorités comme tout, les écoles professionnelles doivent être effectives, et non de cette façon d’exister sans vraiment vivre. La Formation professionnelle coûte très cher, mais elle est incontournable. Ne pas voir cela est la plus grande politique d’autruche, parce qu’on ne peut parler véritablement d’émergence sans développer la Formation Professionnelle, à moins de se leurrer et tromper le peuple.

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