Kankan : sidérés par les délestages récurrents, des jeunes ont battu le pavé ce lundi

mai 11, 2017 19:43
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Un groupe de jeunes de la commune urbaine de Kankan a manifesté ce jeudi 11 mai contre les délestages de plus en plus récurrents du courant électrique. Dans la matinée, des jeunes ont, effet, bravé l’interdiction faite la veille par les autorités locales en marchant du rond-point Komarala jusqu’à la résidence du préfet.

Là, le président du Mouvement Libéré Fasso, Sékou Kaba n’a pas mâché ses mots. « Nous marchons pour réclamer la fin des délestages du courant et de l’eau à Kankan. Toutes les promesses faites sont restées vaines et sans lendemain », s’est insurgé le jeune Sékou Kaba.   

Pour lui, ni le projet d’électrification solaire dont la première pierre avait été posée par le président Alpha Condé en Octobre 2015, ni l’envoi des groupes électrogènes avec la ferme promesse de fournir le courant au moins 6 heures de temps tous les jours ; n’ont été tenus.

Répondant aux jeunes, le préfet a tout d’abord reconnu le manque d’électricité à Kankan avant de tenter de défendre le président Condé dans l’échec des différents projets d’électrification de la ville.

Parlant de la récente installation ratée de nouveaux groupes à Kankan, le préfet Aziz Diop soutient que le président Alpha Condé aurait été trompé par ceux qui ont installés ces moteurs. A en croire le préfet de Kankan, un procès pourrait être intenté contre ceux-ci.

Toutefois, M. Diop n’a pas manqué de dénoncer la manifestation des jeunes qu’il a d’ailleurs qualifiée de non-autorisée avant de menacer que dorénavant, il pourrait utiliser la force pour les en empêcher.

En retour, les jeunes ont réitéré leur engagement à poursuivre ces manifestations jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Il faut enfin préciser que la manifestation contre les délestages de l’électricité de ce jeudi 11 mai à Kankan, est la seconde après celle du 12 mars dernier. Elle s’est déroulée sans incident et n’a pas affectée des activités économiques de la ville.

Mais ces mouvements d’humeur qui se succèdent à Kankan seraient, selon plusieurs observateurs, des signes d’un malaise social latent. D’où l’impérieuse nécessité pour les gouvernants de parer au plus pressé en trouvant des réponses idoines aux besoins d’accès aux services sociaux de base des populations, nous dit-on.

Amadou Timbo Barry, correspondant à Kankan. 

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