Guerre en Syrie : la Turquie obligée de jouer cartes sur table

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Si la Turquie avait cru que sa position idéalement favorable entre les Américains et les Russes dans la guerre contre l’EI pouvait lui donner la latitude de faire voir de toutes les couleurs à son opposition politique kurde à l’intérieur et aux Européens, elle vient de tomber des nues de voir que l’imprévisible Oncle Trump a décidé d’armer brusquement les Kurdes, qu’elle ne cesse de bombarder de temps à autre. Elle pourrait bientôt se retrouver entre l’EI et les Kurdes armés et protégés par les Américains. L’heure du choix et de la vérité a sonné pour Erdogan.

Son salut sera sans aucun doute dans sa détermination de se montrer digne dans la lutte contre l’EI, mais pas contre les Kurdes qui auront l’occasion de se renforcer et de s’armer. Une opposition kurde forte sert de contrepoids pour maintenir et contenir la Turquie. 

Recep Tayyip Erdogan aura compris que Donald Trump sait jouer sur la gamme du contre-pied et de l’improvisation. Après Bachar et Poutine, le directeur du FBI, James Comey vient de se rendre compte à ses dépens que l’on ne tombe jamais toutes les fois pile sur Trump.  Erdogan saura-t-il que ruer dans les brancards ne sera que contre-productif ?

 En donnant des armes sophistiquées aux miliciens kurdes pour lutter contre l’EI, Donald Trump vient de tenter un coup d’accélération dans la lutte contre l’EI, parce qu’il force ainsi la Turquie à jouer carte sur table.

Moïse Sidibé

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