Paléoanthropologie : la découverte de Homo naledi délivre l’Afrique d’un fardeau

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La découverte et la datation de Homo naledi faisant coïncider son existence à la même époque que l’homo sapiens, en l’occurrence l’homme moderne, remet en cause la théorie de l’évolutionnisme de Charles Darwin. Et si l’évolutionnisme est erroné chez l’homme, il est faux dans tous les autres domaines de la création.

Depuis la découverte des deux condyles à côté d’un ossement incomplet attribué à un hominidé baptisé « Lucy » en Ethiopie en 1974 et arrosé d’un torrent de bière au moment où la chanson Lucy des Beatles passait en fond sonore, c’était parti pour « l’homme descend du singe » et comme l’Afrique est l’habitacle des grands singes, c’est le « berceau de l’humanité ». 

Cette théorie faite de bric et de broc qui dit que « l’homme descend du singe » vient d’être battue par la découverte en Afrique du sud des ossements d’une quinzaine d’hominidés au complet, plus semblables à ceux de l’homme moderne que ceux de Lucy et baptisés Homo naledi.

Les paléoanthropologues américains qui ont mis ces ossements au jour depuis 2013 viennent de livrer leurs conclusions au public : Homo naledi a vécu entre 200 et 300 mille ans, c’est –à-dire à la même époque que l’apparition sur terre de l’homme.

Les spécificités de l’Homo naledi : Le chainon manquant  pour soutenir la position verticale chez les autres hominidés découverts avant Lucy sont indéniables chez l’Homo naledi. On dit que tous les os sont de l’homme : dents, tibia, fémur, phalanges des pieds sauf les mains avec des phalanges  identiques à ceux de l’orang-outan, c’est-à-dire légèrement recourbés et une plus petite capacité crânienne.

Ainsi, le schéma de l’évolution de l’homme quittant le singe à quatre pattes qui se lève petit à petit pour épier et guetter le danger de loin jusqu’à adopter la position verticale définitive à travers les temps grâce aux condyles des genoux…, tout ce tralala est tombé à l’eau. On a encore envie d’interroger les séquenceurs pour savoir  à quoi servent les 95% de génomes que l’homme et le singe ont en commun, puisqu’aucune transplantation d’organe ou de transfusion sanguine n’est possible ? 

 Mais pour autant, toute l’énigme n’est pas résolue, bien au contraire. Si toutes les races humaines proviennent d’Adam et d’Eve, les 200 à 300 mille ans ont-il suffi à les différencier à ce point, si on comparaissait un nordiste à un équatorien ? La mutation et la ressemblance entre Asiatiques et Indiens de l’Amazonie, entre les Européens du nord et du sud, entre les Arabes d’Asie et du Moyen-Orient, entre les Africains des savanes et des grandes forêts équatoriales peuvent se concevoir facilement, mais pas entre toutes les races de la terre. Ils y a trop de différences marquantes que les 200 ou 300 mille ans n’ont pas pu suffire pour changer et différencier si radicalement les différentes races humaines.

« L’homme descend du singe », y avait-il une fierté quelconque à en tirer par les intellectuels et devanciers africains en leur temps de cette assertion hasardeuse, hâtive et flatteuse, qu’on ne le sait, mais ils avaient réclamé et revendiqué haut, à cor et à cri, que l’Afrique est le berceau de l’homme. Les footballeurs africains de notre époque reçoivent le boomerang en pleine poire. Des cris de singe leur font péter tous les plombs. On pense à ce Ghanéen Muntari, dont les supporters du Syli National garderont en mémoire cette frappe des 22 mètres. Ce Muntari n’est pas fier d’être descendant du singe, et pas que lui. Actuellement, quand un Blanc dans les rue d’Europe épluche une banane de façon expressive et ostentatoire, les Noirs se renfrognent et sont dans des petits souliers. La ministre de la Justice de France, Christiane Tobira, n’a pas échappé à cette galéjade de l’histoire, quand elle avait pris la décision de légaliser le mariage pour tous. 

Dire que l’Afrique est le berceau de l’homme était une grande galéjade de l’histoire dont les premiers intellectuels africains se sont couverts, exactement comme ils ont revendiqué la négritude qui leur est retournée à la figure. Quel Africain peut-il revendiquer actuellement d’être nègre ? Pourtant d’autres l’avaient soutenu. Comment se défendre d’être les premiers sur terre et d’être à la traine, technologiquement parlant ? Même si homo naledi a été découvert e Afrique du sud, sur le continent africain, il ne faut plus faire des conclusions hâtives

 Cette galéjade vient de tomber, pas l’ironie qu’elle a suscitée. Et parce que les parents ont mangé des raisins verts, les enfants ont eu des dents cariées pour l’éternité. Ils ne veulent plus l’assumer mais comment laver cette flétrissure de l’histoire que les devanciers leur ont collée sur le front ? 

La question reste posée !

Moïse Sidibé

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