Paludisme: la maladie en net recul dans la région de Labé (officiel)

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C’est l’essentiel de l’information fournie cette semaine par la direction régionale de la santé (DRS) de Labé, quelques jours seulement après la célébration en grande pompe de la journée internationale de lutte contre le paludisme. Si on se fie aux statistiques des responsables sanitaires, le paludisme est en nette régression sur le territoire de la région administrative de Labé.

C’est une étude comparative faite entre les années 2015 et 2016 qui a permis de noter ce changement progressif dont se réjouit Dr Abdoulaye Tounkourouma Balde, le chef de la section prévention et lutte contre la maladie à la DRS de Labé.

Les statistiques de 2015 faisaient état de 227 837 cas quant à celles de 2016, elles indiquent que 218 478 cas de paludisme, a confié Dr Baldé qui précise que ces données sont à la fois disponibles au niveau de la région qu’au niveau du projet  ‘’stop palu’’.

Une régression qu’il attribue  en partie à la gratuité des traitements et l’usage des moustiquaires. «On peut dire qu’il y a une baisse. Quand vous prenez les statistiques de 2015 et 2016, de 227 837 cas, on est à 218 478 cas. On voit qu’il y a une baisse. Nous pensons qu’avec l’avènement des moustiquaires imprégnées et du traitement gratuit, les choses ont vraiment changé.  Car, ce sont là des véritables mesures palliatives. Mais je pense qu’à partir de 2017 et 2018 et suite à cette régression, le paludisme risque de baisser encore beaucoup plus », a-t-il espéré.

«Il y a eu des moustiquaires imprégnées qui ont été distribuées dans toutes les familles. Avant, c’était au niveau des familles ensuite, on est allé au-delà en ciblant les couchettes. Dans une famille, s’il y a sept couchettes on vous donne sept moustiquaires. Grâce à cette politique, on a pu protéger les personnes. Deuxièmement, les médicaments sont disponibles dans tous les centres de santé, dans les hôpitaux et même au niveau de la communauté. Les agents communautaires sont formés et assurent la prise en charge au sein de la communauté avant même que les malades ne partent au niveau des structures sanitaires. Donc, on a facilité l’accès de la prise en charge des communautés. Au lieu que quelqu’un se déplace pour faire 5 ou 10 kilomètres, l’agent communautaire formé et déployé dans son village, peut le prendre en charge. C’est déjà un acquis. Donc, grâce à nos partenaires, nous pouvons dire que le paludisme est vraiment devenu très vulgaire du coté de Labé », a rassuré Docteur Abdoulaye Tounkourouma Balde, le chef de la section prévention et lutte contre la maladie à la DRS de Labé.

Alaidhy Sow Labé, pour Guinéenews.org

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